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ELMS - 13/05/2011
De nombreux ingrédients sont nécessaires au bon déroulement d'un rendez-vous Le Mans Series. Parmi ceux-ci, la direction de course est l'un des éléments primordiaux. Loin de l'agitation de la piste et du vrombissement des moteurs, la direction de course conduit les opérations. Des écrans de contrôle par dizaines d'avoir un œil sur tout le circuit, alors que les commissaires de piste sont reliés par le son.
Chef d'orchestre de cet ensemble, le directeur de course se doit de veiller à ce que la sécurité règne en piste. « C'est un rôle primordial, comme un pilote d'avion qui suit sa check list avant le décollage, explique Gérard Neveu, directeur de course des deux premières épreuves de la saison Le Mans Series, au Castellet et à Spa-Francorchamps. J'ai trois radios qui me permettent d'être en relation avec l'organisation, les teams et la direction de course locale pour m'assurer que tout se passe le mieux possible. »
Mais, bien avant que les voitures ne roulent, le directeur de course doit s'assurer que le meeting débute dans de bonnes conditions. « Il faut valider les plans de sécurité, l'organisation du paddock, le timing des séances, tout ceci selon les spécificités du circuit, poursuit Gérard Neveu. Je fais ensuite le tour de la piste pour vérifier qu'elle est prête à accueillir les voitures dans des conditions de sécurité optimales, avant de tenir un briefing avec les pilotes puis les teams managers, rappelant les règles de sécurité. Je les écoute également, afin de faire une synthèse constructive. »
Lorsque les voitures rentrent sur le circuit, la direction de course veille attentivement au respect du règlement sportif et des règles de sécurité. « Toutes les personnes présentes en direction de course ont un rôle bien précis. Le directeur de course est lui comme un arbitre, qui consulte ses assistants et prend les décisions adéquates. Et comme dans un match de rugby, quand l'arbitre est trop présent, c'est qu'il n'assure pas bien sa mission. De mon côté, j'envoie des informations très régulièrement aux teams pour les avertir. Il vaut mieux prévenir que sanctionner car nous ne sommes là ni pour fausser la course, ni pour abuser de notre autorité. Nous sommes au service de la course. »
Parfois, les éventuels problèmes de comportement de certains pilotes sont même anticipés. « Avec trois Peugeot 908 en milieu de grille au départ des 1000 km de Spa, il valait mieux être vigilant. Les trois pilotes Peugeot qui prenaient le départ ont donc été convoqués, pour que nous leur disions que nous allions les surveiller durant les premiers tours. Une qualification ratée ne doit pas entrainer un début de course chaotique. Le dialogue est très important. Un arbitre doit être respecté mais doit aussi être compris. Ainsi, quand la sanction tombe, ils ne peuvent pas être surpris. »
Si tout s'est bien passé au départ des 1000 km de Spa-Francorchamps, un accident violent est venu perturber la course après 2h30. Les décisions prises en direction de course sont alors primordiales. « Il faut rapidement évaluer la situation, se renseigner auprès des commissaires sur l'état de la voiture, des protections, du pilote. Dans le cas de la sortie de Bouchut, j'ai ordonné la sortie des voitures de sécurité. C'était trop grave, il fallait évacuer le pilote, dégager la voiture, remettre les piles de pneus en état. »
Dans ce genre de situation, les règles de sécurité sont nombreuses. « Il faut notamment contrôler scrupuleusement la sortie des stands, pour ne léser personne, ordonner le feu vert ou rouge. Nous avons ensuite à organiser le ballet des voitures médicales, de dépannage. Au restart, il faut également être très attentif. Si des pilotes font des infractions, des pénalités sont prévues et des amendes tombent automatiquement Quand le problème est lié à interprétation, je fais un rapport ensuite transmis au collège des commissaires, qui prend les sanctions qui s'imposent. »
Mais, outre les sanctions et les rapports, le dialogue reste prioritaire. « Quand un pilote fait un écart de conduite, je convoque son team manager, comme c'est arrivé avec Audi à Spa, quand Romain Dumas a refusé un court instant de se laisser prendre un tour par une Peugeot. L'équipe incriminé comprend mieux ce qu'on lui reproche et le reconnait. L'équipe rivale constate la convocation et ne cherche pas à se plaindre de la manœuvre. C'est comme brandir un carton jaune dans un match de sport collectif. »
A Spa-Francorchamps, les cartons jaunes ont fait leur effet et la course s'est déroulée dans de très bonnes conditions. L'arbitre s'est fait très discret, preuve du bon déroulement de cette épreuve phare.
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