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Photo © ©ELMS ADRENAL Media

Gary Hirsch héroïque jusqu’au bout aux 24 Heures du Mans

LM P2 - 20/06/2015

Chaque édition des 24 Heures du Mans apporte son lot d’histoires plus fabuleuses les unes que les autres, et bien souvent ce sont des histoires de bravoure et de patience qui vont bien au-delà de l’endurance pour laquelle les pilotes sont présents.

Cette année, l’histoire incroyable que l’on retiendra est celle de Gary Hirsch, pilote de la Gibson-Nissan de Greaves Motorsport (engagée à l’année en European Le Mans Series), lorsque sa voiture s’est arrêtée net dans la sixième heure de course. Ce qui va suivre a retenu l’attention des medias sur le moment, mais après la course, le Suisse est entré dans les détails lors d’une conversation avec Sam Smith.

« Je savais que j’avais un problème en passant devant les stands, quand un voyant s’est allumé au sujet de la batterie » se souvient Gary. Il était alors en seconde position des LMP2. « Et tout d’un coup c’était le black-out, il n’y avait plus rien, plus de radio, plus de voyant… rien ! J’ai laissé la voiture continuer dans la pente après la courbe Dunlop, mais arrivé en bas, toujours rien, j’ai dû me mettre sur le côté, et les commissaires ont poussé la voiture.

« Nous avons des procédures quand ce type de problème survient et j’ai tout essayé pour redémarrer la voiture… je crois que j’ai plus appris dans le domaine de l’électricité que jamais dans ma vie jusque-là. »

Comme dans toutes les écuries, le team est préparé à ce genre de problème et les pilotes ont accès dans leur voiture à un kit d’outils, un téléphone portable et d’autres équipements indispensables.

« Nous avons un kit de dépannage dans la voiture et aussi un téléphone portable » nous confirme ainsi Gary Hirsch. « Le plan A c’était avant tout de déconnecter et reconnecter la batterie, ça pouvait faire l’affaire. Ensuite j’ai vérifié la batterie de secours et je l’ai connectée. Il m’a fallu scotcher les câbles et recommencer, mais rien n’y faisait. Et puis, j’ai même inversé les câbles, mais là encore, pas plus de succès.

« Souvenez-vous, je n’avais pas de radio, mais mon ingénieur et des mécanos étaient venus me rejoindre, ils étaient tout près des spectateurs. Je leur faisais des signes, mais de toute façon, le langage du corps était suffisant pour qu’ils comprennent que ça n’allait pas. 

« J’ai tenté mon possible pendant plus 20 minutes et tout d’un coup le tableau de bord s’est allumé. Je n’y croyais plus, c’était ahurissant ! Mais quand j’ai poussé les boutons du volant, tout s’est arrêté à nouveau. C’était vraiment cruel ! »

« J’ai encore essayé pendant plus d’une heure. On a fait tout ce qu’on a pu, mais c’était juste impossible de ‘réveiller’ la voiture. Il aurait juste fallu pouvoir ramener la voiture au box pour changer une simple batterie, mais c’était infaisable. C’était vraiment frustrant, car en plus, si cela était arrivé 30 secondes plus tôt, j’aurais pu rentrer au stand. »

Gary Hirsch a été largement encouragé par le public présent dans les S après le virage Dunlop, il l’a soutenu et l’a aidé à tenir le coup !

« Les spectateurs ont été plus que fantastiques, ils m’ont vraiment encouragé » poursuivait Gary après la course. « Je les entendais, ils me disaient de continuer, de faire encore des efforts… c’était vraiment génial. J’ai donné tout ce que je pouvais, mais voilà, c’était juste impossible. »

« Les mécaniciens avaient fait un super boulot pour réparer la voiture après l’accident de Gaëtan Paletou en qualification et la voiture se comportait vraiment bien. Nous évoluons dans la catégorie LMP2 et je peux vous assurer qu’on était dans le coup, on aurait pu vraiment obtenir un bon résultat. Je garde quoi qu’il en soit de très bons souvenirs de la course avant la panne de batterie. On avait besoin d’un petit coup de chance, mais on l’a pas eu. »

ITV réalisée par Sam Smith Traduction Mapidu Media

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