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Photo © Circuit do Estoril

Découvrez le circuit d’Estoril avec Filipe Albuquerque

LM P2 - 13/10/2015

Le héro local portugais Filipe Albuquerque est impatient d’en découdre devant son public lors de la finale de la saison 2015 de l’European Le Mans Series. Au volant de la Gibson-Nissan n°38 de l’écurie britannique JOTA Sport et aux côtés de Simon Dolan et Harry Tincknell, il devance d’un seul petit point des concurrents, l’autre Gibson-Nissan n°41 du plateau de Greaves Motorsport. Il compte bien faire tout ce qui est en son pouvoir pour l’emporter devant ses fans dimanche 18 octobre prochain.

Filipe Albuquerque connait le circuit d’Estoril comme sa poche… il nous en parle et nous emmène faire un tour du tracé de 4,183 kilomètres.

« Lorsque l’on arrive au premier virage, on est à peu près à 280 km/h avec la Gibson de JOTA Sport et il faut freiner au panneau 100m. La piste est assez bosselée, le freinage n’est donc pas toujours évident d’autant plus qu’il faut passer de la 6è en  2ème au point de corde. Après ça, c’est à fond pour aller cherche le vibreur la sortie du virage.

« Ensuite on attaque le deuxième virage qui est rapide, là on passe en 4ème. Il faut juste lever le pied, ne pas freiner, on touche un peu les vibreurs dans la courbe à l’intérieur et on se laisse filer vers l’extérieur.

« Pour le troisième virage, on descend deux rapport pour un gros freinage. Il est très important de bien viser l’apex, car le virage part à droite et la remise de gaz est assez délicate. Ca descend en sortie de courbe et il est possible d’avoir un peu de survirage…

Ensuite, à l’approche le virage n°4, on peut prendre deux options. Moi je préfère viser l’apex directement, ouvrir un peu au milieu et bien préparer ma sortie de courbe, car nous arrivons ensuite dans la deuxième grande ligne droite du circuit d’Estoril, il faut donc bien gérer la sortie.

« Vient ensuite la Parabolica… gros freinage et passage de la 6ème en 3ème. Là il faut bien faire attention au comportement de la voiture en restant souple et en la laissant rouler, car le virage est long ; il ne faut pas sortir à cause des bacs à graviers. Encore une fois, il faut une voiture stable, surtout sur l’arrière, pour pouvoir ré accélérer assez tôt et ainsi garder une bonne vitesse en sortie de cette longue courbe.

On arrive dans le septième virage en 5ème et il faut descendre en seconde, mais en fonction de la vitesse choisie, on peut éventuellement le passer en 3ème. Il y a toujours un peu de sous-virage à cet endroit là, mais ce n’est pas très grave, parce qu’à à la sortie il a une compression importante et la voiture garde une bonne adhérence à l’avant. Il faut rester à l’extérieur car le virage suivant est très rapide et il faut préparer la Chicane.

Là, il faut descendre encore un rapport, prendre légèrement le vibreur intérieur sur la gauche, puis prendre à droite sans trop toucher le vibreur cette fois-ci. Ensuite, il faut laisser la voiture se déporter vers l’extérieur et prendre une ligne de course tranquille car on roule là à des vitesses basses, et le moteur fait tout le boulot. Il ne faut cependant rien lâcher en vitesse, mais laisser la voiture entrer dans la prochaine courbe longue.

On arrive enfin à l’avant dernier virage du circuit d’Estoril (n°12). Il a toujours l’air plus rapide qu’il ne l’est en réalité. On passe en 3ème et on garde de la vitesse. Il vaut mieux la prendre à l’intérieur, même s’il est aussi possible de passer à l’extérieur, car il conditionne le prochain virage, le dernier, qui lui est très rapide.

Le dernier enfin, connu pour être la Parabolica Ayrton Senna, est très long, très agressif sur les pneus Dunlop que nous chaussons. C’est aussi difficile pour le pilote car les contraintes physiques sont les importantes (notamment au niveau de la nuque et des bras). Il faut rester concentré, ne pas se déporter vers l’extérieur car il y a toujours des résidus de gomme.  On sort du virage en 4ème, on monte un rapport  pour atteindre les 220 km/h. Il faut prendre un maximum de vitesse en sortie, car on aborde ensuite la longue ligne droite d’arrivée, avant d’entamer un deuxième tour.

La course des 4 Heures d’Estoril se disputera dimanche 18 octobre et signera la cinquième et dernière manche de la saison 2015 de l’European Le Mans Series, après Silverstone en Grande-Bretagne, Imola en Italie, Le Red Bull Ring en Autriche et Le Castellet en France. Six des huit titres ELMS 2015 doivent encore être distribués lors de la finale au Portugal, le spectacle sera grandiose.

 

Pour tout savoir des 4 Heures d’Estoril ELMS, rendez-vous ICI

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