Quatrième à Silverstone, troisième à Imola et première sur le Red Bull
Ring, l'équipe Signatech-Alpine arrive sur le Circuit Paul Ricard – et
sa Ligne Droite du Mistral longue de 1 800 mètres – en confiance.
Dans
la quête d'un second titre international consécutif, l'Alpine A450b a
encore évolué durant l'été pour préparer une fin de saison décisive.
«
J'estime que les compteurs sont remis à zéro avant ces deux dernières
manches », lance Philippe Sinault, Team Principal de Signatech-Alpine. «
L'objectif a toujours été de pouvoir se battre pour le titre. En tant
que leaders du championnat, nous sommes donc en bonne position avant les
deux dernières courses. »« Si nous nous sommes imposés au Red
Bull Ring, tout n'a pourtant pas été parfait », reconnaît-il. « L'équipe
a énormément travaillé durant l'été pour rendre l'Alpine A450b encore
plus performante. Nous avons fait évoluer le moteur et l'aérodynamique.
Tout le monde est extrêmement motivé. C'est important, car il existe un
réel engouement autour du projet en France. À nous de continuer à
progresser en jouant la gagne au Castellet pour pouvoir nous battre pour
le titre à Estoril le mois prochain ! »
Nelson Panciatici garde
évidemment un souvenir ému de sa précédente course dans le Var.
Originaire de Marseille, il y avait conquis le titre européen l'an passé
avec Signatech-Alpine : « Ce fut un grand moment et l'aboutissement
d'une saison exceptionnelle pour la renaissance d'Alpine en compétition.
Je suis impatient d'être à nouveau dans le baquet de l'Alpine A450b. La
pause estivale de près de deux mois m'a paru interminable. Pour cette
avant-dernière épreuve, il ne faut pas calculer. Notre objectif est de
gagner, car le championnat est très serré. Il est nécessaire de ne pas
céder le moindre point à nos rivaux. Nous sommes sur une bonne dynamique
et l'équipe fait un travail extraordinaire. »
Paul-Loup Chatin
avait également conquis un titre l'an passé sur le Circuit Paul Ricard
en catégorie LM PC alors qu'il était pilote Junior Alpine : « C'est l'un
des tracés que je connais le mieux. Et c'est un atout, car la manche
française est peut-être le rendez-vous le plus important du calendrier
d'European Le Mans Series. C'est bien d'être en tête du championnat,
mais l'écart est très faible avec nos premiers poursuivants. Il ne
faudra pas faire la moindre erreur. À deux courses de la fin de la
saison, il n'y a plus de joker. Il faut se donner le maximum de chances
de gagner pour bien préparer Estoril. »
S'il débute brillamment
en Endurance cette saison avec Signatech-Alpine, Oliver Webb n'a qu'une
expérience restreinte du tracé varois en LM P2. Il connaît néanmoins le
circuit à bord de Formula Renault 2.0 et Formula Renault 3.5 : « C'est
un endroit extraordinaire pour réaliser des essais. On peut toujours
aller chercher la limite sans craindre de casser quoi que ce soit. En
course, c'est un peu différent. Des pilotes prennent parfois certaines
libertés. J'espère que ça n'influera pas sur le classement. J'ai
vraiment de bonnes sensations et les récents résultats ont été très
prometteurs. Revenir en France après la pause estivale, sur les terres
d'Alpine, est encore plus motivant. Le championnat reste très serré. Il
faudrait réussir à accentuer notre avance avant la dernière manche, mais
nous avons des adversaires de très haut niveau ! »